
merci et le lin européen c’est une longue histoire d’amour. Pour la deuxième fois, le concept store parisien donne carte blanche à l’artiste Aurélie Mathigot pour une mise en scène du lin, version arty et intemporel.
Nous l’avons croisé par hasard sur le trottoir du boulevard Beaumarchais, son vélo à la main. L’occasion de lui poser quelques questions sur son travail in situ. Elle nous a raconté son désir de montrer la naturalité de la matière, forcément sublimée par sa main.
Premier contact: la désormais star du lieu. La fiat 500, mascote écarlate, est totalement rhabillé de lirette de lin patiemment tissé.
En pénétrant dans la nef de cette cathédrale industrielle, le regard est attiré vers le haut. Une suspension géante protège les lieux: myriade de morceaux d’étoffe en lin brut, délicatement parés de feuille d’or, d’argent ou de cuivre. Aurélie a utilisé les chutes des sacs de shopping, réalisés pour l’expo sur le modèle des sacs plastique. Une série limitée repeinte de sa main orne le mur du fond. On peut en faire l’acquisition (59 €) ou choisir un sac simple, décliné dans les couleurs de la gamme été 2013: une dizaine de coloris désirables que l’on retrouve sur les collections de linge de maison.
Ne pas manquer son travail de broderie sur photo (la photo est l’essentiel de son travail d’artiste), autre versant de son art. Considérant que la vie, plus encore la vie d’artiste, procède d’une perpétuelle remise en question, elle s’est approprié le langage de la broderie – comme avant elle d’autres femmes artistes telle Annette Messager ou Rosemarie Trockel –, c’est « parce qu’il offre la possibilité de se tromper, de défaire et de refaire, sans altération du matériau ». Une retouche de l’image en volume pour gagner du sens (celui du toucher).
Aurélie Mathigot: Grand Prix de la création de la Ville de Paris 2012 dans la catégorie métiers d’art
www.aureliemathigot.com
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Shop on line: new site merci






































