Volkl, de la neige, du surf et du LIN

La marque allemande de sports de glisse Volkl a remporté le prix de l’Innovation Ecologique à l’occasion du gala annuel de l’industrie du surf européen.

Un jury d’experts réuni par l’Euro SIMA Cluster a décerné le Prix de l’Innovation Ecologique 2010 à la marque Völkl  pour ses gammes de snowboards  Cashew, Yavana et Vice.

La marque bien connue pour concevoir  dans le respect du développement durable, utilise  un tissu naturel en lin/chanvre  afin d’assurer l’étanchéité de ses  planches.

www.volkl.fr

Le Mondial de l’Automobile 2010 : le Lin et le Chanvre dans les véhicules de demain !

Le Mondial de l’Auto 2010 à Paris ouvre ses portes jusqu’au 18 octobre. Au Parc des expositions de la Porte de Versailles, la voiture ECOLO fait son show!

Saviez-vous qu’en 2015, toutes les voitures commercialisées en Europe devront être recyclables à 95% ? Alors les constructeurs et équipementiers s’y collent…. Et les fibres de lin et de chanvre…. Aussi!

Quelques exemples: le LIN s’infiltre dans les planches de bord des Opel Astra et Zafira et de la Smart for Two, dans les panneaux de portes des Citroen C4 C5 et Peugeot 607 et on retrouve du CHANVRE dans  les tablettes arrières des Citroën C3, C4, C5 et les inserts de rétroviseurs de la Peugeot 207.

L’intégration des matériaux composite à base de LIN et CHANVRE offre une meilleure recyclabilité et des avantages techniques significatifs: légèreté, insonorisation et absorption des vibrations.
Souhaitons bonne route aux fibres naturelles !

Fashion Week Paris: Le Lin naturellement à l’honneur dans la collection Sobosibio

Rencontrée durant la Fashion week  sur Rdv femme, la marque  Sobosibio présente sa collection Printemps/Eté 2011 qui fait la part belle au lin lavé tissé en Europe et teint avec des colorants éco-responsables.

En direct de la Plaine – Echappé

Dans les allées du Palais Royal, lundi soir, peut-être avez vous croisé parmi les invités notre liniculteur masqué…

Je suis venu, j’ai vu et j’ai été vaincu

Échappé de ma plaine pour une soirée j’ai voulu voir ce que les drôles de dames  AVAIENT FAIT DE MA PLANTE.

Des créateurs ont donné une âme délicieuse à la fibre que je suis si fier de produire et l’ont mise en scène comme je ne l’avais pas imaginé. Il n’y avait pas UN mais plusieurs MAGICIENS D’OZ Lundi soir au PALAIS ROYAL. Comme dans la comédie musicale, ils ont donné un cerveau et un cœur à des épouvantails.

Le LIN héro d’un site majestueux a vu scintiller les bulles de champagne pour lui, les femmes étaient jolies pour lui.

Le MINISTRE DE LA CULTURE  est devenu pour un soir le ministre de MA culture, et il  en a parlé… pour un paysan cela n’a pas de prix.

Je pourrai le raconter à mes amis et demain dans ma plaine je vais chanter « somewhere, over the rainbow, way up high, there’s a land that I heard of once in a lulaby…. » Guisol

En direct de la plaine – c’LIN d’Oeil de la Haye Postie

Ca y est, cette fois nous avons un pied dans l’été ! Bientôt fini le vert tendre, le lin aussi va se dorer au soleil ! Ci-joint Linterprétation de notre liniculteur.

LINSTALLATION de la Haye Postie

LA HAYE POSTIE c’est un joli nom vous ne trouvez pas ? c’est le nom de la parcelle où j’ai organisé cette année mon « LINSTALLATION » à moi.

C’est moins prestigieux que LE PALAIS ROYAL , mais c’est là que tout commence. En fait les deux endroits se ressemblent : ils ont l’air d’être préservés et hors du temps, l’un dans sa campagne, l’autre dans son cadre historique. Dans l’un on peut voir passer l’ombre de COLETTE, ou  de PHILIPPE D’ORLEANS, dans l’autre celle d’un ancêtre sifflotant derrière son cheval, ou d’un ami cher observant la récolte.

Ces deux mondes sont isolés de l’activité de la ville, remplis de souvenirs, et bientôt, grâce à l’acharnement de quelques drôles de dames, ils vont être réunis dans la même envie : celle de la beauté, de l’élégance, et tout simplement le bonheur de plaire.

A la HAYE POSTIE, le lin a fini sa floraison. On peut voir les « capsules », qui contiennent les graines, en cours de formation. La plaine est paisible, le lin ondule légèrement sous l’effet du vent.

Au PALAIS ROYAL , un peu d’agitation pour les préparatifs, quelques robes ondulent elles aussi (dans mon imagination), les talons claquent sur le pavé. Il fait chaud et elles sont jolies aussi ces abeilles !

Je me mets à rêver que je suis utile à tout cela en regardant mon château d’eau au loin, planté là comme une colonne de BUREN . Et j’ai bien envie moi aussi d’aller rendre visite à LINSTALLATION à PARIS. Si je le mérite bien-sûr… et je la raconterai à mes amis. Guisol


En direct de la plaine – Bienvenue…

Alors que LINSTALLATION se prépare à Paris et bichonne son lin, son homologue des champs entame sa floraison éphémère. Selon l’adage, « Juin fait le lin », mais on sent déjà qu’il n’a pas beaucoup apprécié son parcours météo chaotique. L’aventure continue…

Étape 5 : la floraison

 » Cette année la nature ne nous donnera pas une récolte abondante… la leçon est toujours difficile à recevoir mais il faut l’accepter, même si notre amour propre est égratigné.

Qu’on se le dise le lin est LA culture naturelle par excellence que l’on ne peut intensifier par aucun moyen procuré par les progrès tant décriés aujourd’hui. Le paysan y retrouve toutes ses valeurs : le ciel et la terre commandent. Relevant la tête il doit continuer car la qualité n’est peut être pas compromise et il reste du travail.

Le lin est au début de la floraison et même si nous avions souhaité voir des fleurs perchées plus haut sur leurs tiges, il faut reconnaître que le spectacle offert reste miraculeux : le bleu d’un champ de lin en fleur donne le vertige et attire le corps. Je me souviens quand j’étais enfant d’avoir eu envie de plonger dans ces « océans de la plaine » qui ondulent au vent.

VOYAGEUR ne résiste pas au plaisir de t’arrêter un instant pour profiter de ce spectacle apaisant et éphémère, respecte le, nous te l’offrons de tout cœur. Chaque fleur ne dure que quelques heures  et cela suffit pourtant à assurer la descendance.

Observe les intensément  : une main céleste en a dessiné les pétales et le cœur. Maintenant  ferme les yeux et hume la brise, ça y est , elles sont inscrites dans ta mémoire :

tu fais déjà partie de la « COMMUNAUTÉ DU LIN »  BIENVENUE. » Guisol

Prochaine étape : la maturité

En direct de la plaine – « Atypique, comme d’habitude »

Le week-end de la Pentecôte approche. La météo prévoit un très beau week-end digne d’une fin de mai : chic on va pouvoir profiter du soleil et sortir nos lins d’été du dressing ! Mais pour le lin qui est au champ, ce retour de températures plus chaudes ne s’annonce pas forcément comme une bonne nouvelle : lui il attend aussi la pluie pour s’épanouir.

Épisode 4 : la croissance toujours

« A Philippe.

Du jamais vu , à cette époque le lin devrait être beaucoup plus long, mais il fait toujours froid et la pluie qui  fait la réputation de la Normandie* n’est pas venue :  les lins mesurent seulement 15 cm.

Qu’aurait fait Philippe ? Qu’aurait-il dit ?

Je me souviens de cet homme de passion qui s’interrogeait toujours dans son rapport à la terre; Je me souviens de ce paysan qui allait observer son lin deux fois par jour ; Je me souviens de ce liniculteur enfonçant dans le sol un piquet gradué pour relever la croissance quotidienne, et je le vois alignant le sommet des plantes et annonçant : « 32cm, il a poussé de 2 cm  ces dernières 24 heures !! ».

Je me souviens de lui présentant aux autres les courbes de croissance mettant en relation température et longueur des tiges, les commentant en toute modestie pour tirer des leçons pour l’avenir, analysant  les différences ou similitudes avec l’année 1984… ou 1998…

Je me souviens enfin, de son sourire devant une belle parcelle un soir de mai où tout allait bien .

Il veille certainement et je l’entends presque me dire qu’il n’y a pas une année qui ressemble à une autre, que cette année sera atypique comme d’habitude. Étonnant non ? « atypique » et « comme d’habitude » fusionnés dans la même phrase.

Même l’expérience de toute une vie paraît dérisoire face à cette  plante plus vieille que l’homme. Il nous observe, inquiets, et comprend car il sait lui, tout ce que cette fibre exige de cœur.  » Guisol

*NDLR : Dans le Nord et en Picardie, aussi « réputés » pour leur climat « humide », les lins n’échappent pas à ce drôle de printemps : sec et froid.

Prochain rendez-vous, la floraison

En direct de la Plaine – Quasiment à mi parcours

Le ciel gris et chargé, la pluie qui bat les carreaux : ce n’est peut-être pas un temps qui nous enchante le lundi matin au bureau ! Mais pour le lin cela tombe à pic, comme l’expliquait notre liniculteur dans ses quelques nouvelles du 29 avril dernier…

Épisode 3 : La croissance

Le lin est maintenant semé depuis 45 jours.

J’ai tout fait pour ne pas me plaindre car on dit que le paysan se plaint tout le temps , mais quand même : il a fait froid , il a gelé plusieurs nuits et depuis un mois, il ne pleut pas.

Notre lin ne pousse pas beaucoup il mesure aujourd’hui 4 à 5 cm : c’est peu, on dirait qu’il attend de meilleures  conditions pour nous surprendre …

On dit qu’il pousse sous terre, c’est-à-dire qu’il laisse ses racines filer au plus profond du sol  pour y trouver humidité et nourriture (sur la photo, la racine à un stade plus précoce). Il n’empêche, je n’aime pas le voir en pleine lumière avec les feuilles serrées le long de la tige comme un lapin serre ses oreilles.

La météo a annoncé de la pluie… cet après midi, toujours rien ! C’est probablement pour cette nuit et là vous allez voir : un peu de température et la plaine va se transformer.

En attendant CARPE DIEM, la parcelle de lin ressemble à un immense terrain de foot ball qui serait entouré de bois, c’est joli cela m’aide à attendre la pluie…  Guisol

Prochain rendez-vous aux 20-30 cm du lin

En direct de la Plaine – Silence, ça pousse !

Que la météo a été capricieuse cette semaine ! Vent, grésil, pluie, soleil : nous avons été gâtés en giboulées. Et notre lin, où en est-il avec tout ça ?

Cela tombe bien, notre liniculteur vient de m’envoyer un petit aperçu de ce qui se passe en plaine...

Épisode 2 : la levée

 » Il n’aura fallu que huit jours après le semis pour que le lin sorte de terre, cette étape permet au paysan d’apprécier la qualité et la régularité de son implantation ; « le lin marque presque le rang », ce qui veut dire que du bout de mon  champ je peux voir de minces traits verts s’éloigner de moi pour courir  vers  l’horizon. Tiens !  des sangliers sont venus fouiller la terre pour y  trouver quelque nourriture ; j’espère qu’ils ne vont pas en prendre l’habitude….

La surveillance commence , régulière, constante, avec toujours cette impression qu’il peut arriver malheur si on la relâche un instant ; comme si on était persuadé d’être indispensables. Je me souviens de mon père agenouillé pour compter les plantes et faire la critique de son propre travail : « c’était trop fin , trop profond , j’ai semé trop tôt,  je pensais qu’il ne pleuvrait pas… tu vois mon gars, cultiver du lin c’est comme jardiner,  mais sur une grande surface». Cette remise en question permanente fait partie intégrante de notre relation étroite avec la nature, bien avant que d’autres en parlent à notre place.

Pour l’instant tout va bien, mais s’il fait chaud il faudra surveiller les altises ; ce petit insecte qui ressemble à une  puce fait de petits trous sur les jeunes plantes comme on en voit sur les cotylédons des  radis des jardiniers . La météo annonce du vent, de la pluie, un temps plus froid mais sans gel , pendant quelques jours je vais être serein… peut-être. » Guisol

Prochain rendez-vous bientôt pour le suivi de la croissance

NDLR les deux dernières photos datent de l’année dernière : le lin est plus avancé dans sa croissance

En direct de la Plaine – Vivez la saison agricole du lin 2010

Ah le joli mois de mars :  le retour du soleil, les jours qui rallongent, il plane comme un air de printemps… et la campagne 2010 du lin débute !

Comme depuis quelques années maintenant, je vibre moi aussi, derrière mon bureau d’organisation agricole linière, au rythme des nouvelles qui remontent de la « Plaine ».

La culture du lin, c’est aussi 100 jours d’adrénaline où chaque jour tout peut être remis en cause par Dame Nature. Rien ne vaut le vécu et l’expérience d’un agriculteur pour conter cette aventure, aussi j’ai proposé à l’un de ces liniculteurs passionnés de vous faire vivre les moments forts de sa campagne de lin au travers d’une série de témoignages.

ÉPISODE 1 : le semis

semis » Finalement le moment est enfin venu d’ensemencer mon champ de lin, la terre a suffisamment séché et réchauffé,  elle est donc prête à nourrir ces fragiles graines  que je vais lui confier. Comme d’habitude c’est elle qui commande, on ne doit la travailler que lorsque la nature l’a décidé.

J’aime bien semer en mars car cela donne souvent des fibres de qualité. La qualité voilà bien ce qui va nous préoccuper et meubler nos conversations, au champ comme à la maison, jusqu’à la récolte.

Mais pour l’instant, commençons par bien régler la profondeur du semoir, un à deux centimètres pas plus pas moins …

Le débit aussi, pour obtenir 1800 plantes par mètre carré…

Espérons que le temps qu’il va faire dans les prochains jours ne va pas contredire tout mon raisonnement…

Le lit de semence est il assez fin ? elle est si petite et délicate cette graine…

Pendant l’hiver j’ai étudié les variétés les mieux adaptées à  ma terre (LOREA, ALIZEE, AGATHA…), j’espère ne pas m’être trompé !

Pourtant ce n’est pas la première année que je fais du lin, mais tous les ans c’est la même chose, le doute  m’envahit comme si j’étais un débutant.

On dit que le tissu de lin est antistress, cela doit être parce que la plante m’en donne à moi du stress. On devrait plutôt dire de  la passion, sinon on ne serait pas liniculteur depuis des générations  dans cette plaine.

Dans quelques jours le semis sera fini, pendant cent jours je vais comme mes semblables de la région, comme nos pères avant nous, surveiller la croissance de cette plante si fragile mais si envoûtante, puisque venue du fond des âges : on dit que CLÉOPÂTRE était déjà vêtue de lin  quand elle séduisait CÉSAR, une bonne raison d’y mettre un peu de son âme, non ?  » Guisol

Rendez-vous au mois d’avril pour le suivi de la linière